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Que faire dans les premières 48 heures après un décès

Un décès bouleverse tout, et c’est précisément à ce moment que les premières démarches arrivent, souvent dans l’urgence. La bonne nouvelle, c’est que peu de choses doivent réellement être faites dans les 48 premières heures. Le reste peut attendre quelques jours, voire quelques semaines. Voici ce qui ne peut pas attendre, dans l’ordre.

1. Faire constater le décès

Aucune démarche n’est possible sans le certificat de décès, établi par un médecin.

  • À domicile : appelez le médecin traitant ou, à défaut, le 15 (SAMU) ou SOS Médecins. Le médecin constate le décès et remplit le certificat.
  • À l’hôpital, en clinique ou en EHPAD : l’établissement s’en charge.
  • Sur la voie publique ou en cas de mort suspecte : la police ou la gendarmerie intervient, et un obstacle médico-légal peut être posé, qui retarde les obsèques.

Le certificat de décès précise notamment si le corps peut être transporté et s’il existe un obstacle aux soins de conservation ou à la crémation.

2. Déclarer le décès à la mairie

Le décès doit être déclaré à la mairie du lieu du décès dans les 24 heures (hors week-ends et jours fériés). Cette déclaration permet d’établir l’acte de décès, indispensable pour toutes les démarches suivantes.

En pratique :

  • si le décès a lieu dans un établissement de santé, c’est souvent l’établissement qui fait la déclaration ;
  • sinon, la société de pompes funèbres que vous choisissez s’en charge généralement ;
  • un proche peut aussi la faire lui-même, avec une pièce d’identité, le certificat de décès et le livret de famille ou une pièce d’identité du défunt.

Demandez d’emblée plusieurs copies intégrales de l’acte de décès : banques, assurances, notaire, caisses de retraite en réclameront. Elles sont gratuites.

3. Choisir les pompes funèbres et organiser les obsèques

L’inhumation ou la crémation doit avoir lieu au moins 24 heures et au plus 6 jours ouvrables après le décès (dimanches et jours fériés non compris), sauf dérogation préfectorale.

Avant de choisir :

  • vérifiez si le défunt avait souscrit un contrat obsèques (papiers personnels, banque, assureur). S’il existe, il désigne souvent l’opérateur et finance tout ou partie des frais ;
  • cherchez ses volontés : inhumation ou crémation, lieu, cérémonie religieuse ou civile, éventuellement inscrites dans un testament ou un document remis à un proche ;
  • demandez plusieurs devis : les opérateurs funéraires sont tenus de fournir un devis gratuit et détaillé, selon un modèle réglementaire qui facilite la comparaison.

Qui paie les obsèques ?

Les frais d’obsèques sont à la charge de la succession. La banque du défunt peut débloquer, sur présentation de la facture des pompes funèbres, une somme destinée à les régler, dans une limite fixée par arrêté. Si le compte ne suffit pas, les héritiers, et à défaut les enfants au titre de l’obligation alimentaire, prennent le relais.

Où repose le défunt en attendant les obsèques ?

Trois solutions existent :

  • la chambre mortuaire de l’hôpital ou de la clinique, lorsque le décès y a eu lieu : les trois premiers jours y sont gratuits ;
  • une chambre funéraire (ou funérarium), gérée par un opérateur funéraire : le séjour est payant, et son coût s’ajoute au devis ;
  • le domicile du défunt ou d’un proche, si la famille le souhaite et si le certificat de décès ne s’y oppose pas. Des soins de conservation sont alors souvent conseillés.

Le transport du corps vers une chambre funéraire ou un domicile, avant la mise en cercueil, doit se faire dans un délai court, de 48 heures à compter du décès. C’est l’une des raisons pour lesquelles le choix de l’opérateur funéraire se fait très vite.

4. Prévenir les proches et l’entourage immédiat

Dans les deux premiers jours, l’essentiel est de prévenir :

  • la famille et les proches ;
  • l’employeur du défunt, s’il travaillait (ou Pôle emploi / France Travail s’il était demandeur d’emploi) ;
  • l’employeur des proches : un salarié a droit à un congé pour décès d’un membre de sa famille, d’une durée variable selon le lien de parenté (au moins trois jours pour un conjoint, un partenaire de PACS ou un parent, davantage pour un enfant) ;
  • le médecin traitant, s’il n’est pas déjà informé.

5. Mettre à l’abri ce qui doit l’être

Quelques réflexes simples évitent bien des complications :

  • ne videz pas le logement et ne disposez d’aucun bien avant de savoir qui hérite : cela pourrait valoir acceptation de la succession ;
  • rassemblez les papiers importants : livret de famille, contrats, relevés bancaires, avis d’imposition, titres de propriété ;
  • gardez les justificatifs de toutes les dépenses engagées pour les obsèques.

Les papiers à avoir sous la main

Pour la déclaration en mairie et le rendez-vous avec les pompes funèbres, préparez :

  • le certificat de décès remis par le médecin ou l’établissement ;
  • le livret de famille du défunt, ou à défaut sa pièce d’identité ou un extrait d’acte de naissance ;
  • votre propre pièce d’identité ;
  • le contrat obsèques, s’il existe, et tout écrit exprimant ses volontés ;
  • si le défunt souhaitait être inhumé dans un caveau familial, le titre de concession du cimetière.

Mieux vaut confier ces documents à une seule personne de la famille : cela évite les allers-retours et les doublons.

Un calendrier pour s’y retrouver

Voici, à titre indicatif, comment s’enchaînent les premiers jours :

Moment Ce qui se fait
Le jour du décès Constat par un médecin, certificat de décès, premiers proches prévenus, recherche d’un éventuel contrat obsèques
Dans les 24 heures Choix de l’opérateur funéraire, déclaration du décès en mairie, transfert du corps si besoin
Le lendemain Rendez-vous chez les pompes funèbres pour fixer la date et la forme de la cérémonie, demande des copies de l’acte de décès
Les jours suivants Avis de décès, organisation de la cérémonie, prévenir l’employeur
Au plus tard le 6e jour ouvrable Inhumation ou crémation, sauf dérogation

Les pièges des premiers jours

  • Signer le premier devis dans l’urgence : même pressé par le temps, prenez une heure pour comparer au moins deux devis. Les écarts peuvent atteindre plusieurs centaines d’euros pour des prestations identiques.
  • Utiliser la carte bancaire du défunt pour régler des frais, même de bonne foi : les procurations et les cartes cessent d’être valables au décès.
  • Ignorer un contrat obsèques faute de l’avoir cherché : la famille paie alors une seconde fois.
  • Jeter des papiers en rangeant le logement : un relevé ou un courrier d’assureur peut révéler un contrat oublié.
  • Prendre seul des décisions sur la cérémonie lorsque d’autres proches ont leur mot à dire : en cas de désaccord, c’est la volonté du défunt qui prime. Si elle n’est pas connue et que la famille ne s’entend pas, le juge peut être saisi en urgence : il désigne la personne la mieux placée pour l’exprimer.

Ce qui peut attendre

Beaucoup de démarches paraissent urgentes et ne le sont pas. Elles se font dans les semaines qui suivent :

  • prévenir la banque, les caisses de retraite, la CPAM, la CAF, les impôts ;
  • prévenir les assureurs, notamment pour les contrats d’assurance vie ;
  • contacter un notaire, obligatoire s’il y a un bien immobilier ;
  • résilier ou transférer les contrats (énergie, téléphone, abonnements) ;
  • déposer la déclaration de succession, dans les six mois du décès lorsqu’elle est due.

Questions fréquentes

Qui peut déclarer un décès ?

Toute personne disposant des informations nécessaires sur le défunt : un proche, l’établissement où le décès a eu lieu, ou la société de pompes funèbres mandatée.

Combien coûte un acte de décès ?

Rien. Les copies et extraits d’acte de décès sont gratuits. Vous pouvez les demander à la mairie du lieu du décès, en ligne ou sur place.

Que faire si le décès a lieu un vendredi soir ?

Le délai de 24 heures pour la déclaration ne court pas le week-end : la déclaration se fait le lundi. Les pompes funèbres restent joignables et peuvent prendre en charge le défunt dès le constat.

Faut-il un notaire tout de suite ?

Non. Le notaire intervient dans les semaines qui suivent, et n’est obligatoire qu’en présence d’un bien immobilier, d’un testament ou d’une donation entre époux.

Le défunt voulait donner son corps à la science : que faire ?

Contactez sans attendre le centre de don du corps indiqué sur sa carte de donneur, qu’il portait en principe sur lui. Le centre organise le transport dans un délai très court. Une partie des frais peut rester à la charge de la famille, selon le centre. Faute de carte ou d’inscription préalable, le don n’est pas possible.

Peut-on garder le défunt à la maison ?

Oui, si le certificat de décès ne l’interdit pas. Les pompes funèbres peuvent organiser des soins de conservation et la présentation du corps à domicile jusqu’à la mise en bière.

Vous n’êtes pas seul face aux démarches

Après les obsèques viennent des dizaines de démarches : organismes à prévenir, contrats à résilier, succession à préparer. Relieve s’en charge pour vous, avec un conseiller unique, du premier courrier à la clôture du dossier. Découvrez notre accompagnement après un décès ou ouvrez votre dossier dans l’application Relieve.


Sources : service-public.fr, « Décès d’un proche : les démarches » ; Code général des collectivités territoriales (délais d’inhumation et de crémation). Article à jour au 10/10/2026.

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