Une maladie ou un accident qui empêche de travailler durablement change tout d’un coup : les revenus, les contrats, le rapport à l’employeur, parfois le logement et la voiture. Et les droits qui compensent cette perte ne viennent pas seuls : chacun se demande, à un organisme différent, avec son dossier et ses délais. Cette page présente ces démarches dans l’ordre, de l’arrêt de travail à la pension d’invalidité et à la reconnaissance du handicap, et dit ce que Relieve prend en charge à votre place.
Les étapes, dans l’ordre
1. L’arrêt de travail et les indemnités journalières
Tout commence par un arrêt prescrit par le médecin, transmis dans les 48 heures à la CPAM et à l’employeur. Les indemnités journalières prennent le relais du salaire, après un délai de carence, pendant trois ans au plus pour une même affection. Pour une affection de longue durée, le médecin établit un protocole de soins qui ouvre la prise en charge à 100 %. Lire : Arrêt de travail longue durée : indemnités, mi-temps thérapeutique.
Pour un indépendant, les règles diffèrent : durée d’affiliation, carence, plafonds, et l’entreprise qui continue de tourner ou non. Lire : Incapacité de travail chez les TNS.
2. La prévoyance
Un contrat de prévoyance, par l’employeur ou souscrit à titre personnel, complète les indemnités de la Sécurité sociale, puis la pension d’invalidité. Encore faut-il le déclarer dans les délais prévus au contrat, avec les justificatifs demandés, et vérifier les garanties : incapacité temporaire, invalidité permanente, rente ou capital. Beaucoup de dossiers sont refusés pour un délai dépassé ou une pièce manquante. Lire : Prévoyance et invalidité : faire jouer son contrat.
3. La pension d’invalidité
Quand la capacité de travail ou de gain est réduite d’au moins deux tiers, la CPAM peut attribuer une pension d’invalidité, classée en trois catégories selon que l’on peut encore exercer une activité, plus du tout, ou qu’on a besoin de l’aide d’une tierce personne. Elle se demande à l’initiative du médecin-conseil ou de l’assuré, et se cumule, dans certaines limites, avec un revenu d’activité. Lire : Pension d’invalidité : catégories, montant, demande.
4. La reconnaissance du handicap
La RQTH (reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé) se demande à la MDPH. Elle ouvre l’aménagement du poste, l’accès aux dispositifs d’emploi et de formation, et la protection contre le licenciement pour inaptitude sans reclassement. La MDPH instruit aussi l’AAH (allocation aux adultes handicapés), la carte mobilité inclusion et la prestation de compensation du handicap. Les délais d’instruction se comptent en mois : la demande se dépose tôt. Lire : Reconnaissance RQTH : à quoi elle sert, comment l’obtenir et AAH : conditions et cumul avec un salaire.
5. L’employeur
Selon l’avis du médecin du travail à la visite de reprise : reprise, mi-temps thérapeutique, aménagement du poste, reclassement, ou inaptitude. Les droits à la complémentaire santé et à la prévoyance se poursuivent après la fin du contrat pendant une durée limitée (portabilité). Le solde de tout compte, l’attestation France Travail et le certificat de travail clôturent la relation si elle s’arrête.
Les démarches, famille par famille
Les organismes sociaux
- La CPAM : arrêt, affection de longue durée, indemnités, puis pension d’invalidité.
- La CAF : les ressources ayant baissé, les aides au logement et la prime d’activité se recalculent ; l’AAH se demande à la MDPH et se verse par la CAF.
- France Travail, si le contrat prend fin : l’inscription reste possible avec une pension d’invalidité, sous conditions.
- La complémentaire santé : prise en charge, et portabilité en cas de fin de contrat.
Les banques et les crédits
- L’assurance emprunteur d’un crédit immobilier ou à la consommation couvre souvent l’incapacité et l’invalidité : elle prend alors en charge les mensualités, en tout ou partie. C’est la démarche qui change le plus un budget, et celle que l’on oublie le plus.
- La suspension ou le réaménagement d’un crédit, les autorisations de prélèvement, la procuration à un proche si besoin.
Les contrats et abonnements
Adaptation ou résiliation : une salle de sport, un abonnement de transport, une assurance devenue sans objet.
Le logement et les véhicules
- Le logement : aides à l’adaptation (ANAH, MDPH), demande de logement social ou de mutation vers un logement accessible, assurance habitation.
- Le véhicule : assurance à prévenir, mise hors circulation ou vente, aménagement du véhicule, carte mobilité inclusion pour le stationnement.
Les administrations
- Les impôts : certaines pensions et allocations sont exonérées ou partiellement imposables ; une demi-part supplémentaire est possible avec la carte mobilité inclusion « invalidité ».
- La situation familiale, si un proche devient aidant : congé de proche aidant, allocation journalière.
Un calendrier pour s’y retrouver
| Quand | Quoi |
|---|---|
| Les premiers jours | Arrêt transmis à la CPAM et à l’employeur ; déclaration à la prévoyance ; assurance emprunteur prévenue |
| Le premier mois | Affection de longue durée ; CAF ; complémentaire santé ; contrats et abonnements |
| Les premiers mois | Demande à la MDPH (RQTH, AAH) ; aménagement du poste ou mi-temps thérapeutique |
| Avant la fin des indemnités | Pension d’invalidité ; prévoyance en invalidité ; rente ou capital |
| En continu | Réévaluation quand l’état change ; renouvellement des droits de la MDPH |
Questions fréquentes
Pension d’invalidité et travail, c’est compatible ?
Oui, en première catégorie surtout : la pension se cumule avec un revenu d’activité dans une limite calculée sur le salaire d’avant. Au-delà, elle est réduite, pas supprimée.
Quelle différence entre pension d’invalidité et AAH ?
La pension d’invalidité est un droit de la Sécurité sociale, lié aux cotisations ; l’AAH est une allocation de solidarité, attribuée par la MDPH selon le taux de handicap et les ressources. Les deux peuvent se compléter.
Mon crédit immobilier peut-il être pris en charge ?
Si l’assurance emprunteur couvre l’incapacité et l’invalidité, oui, selon le taux retenu par l’assureur et les délais de franchise du contrat. C’est à déclarer sans attendre.
Combien de temps pour une décision de la MDPH ?
Plusieurs mois, selon les départements. Déposez le dossier tôt, complet, avec un certificat médical récent.
Puis-je être licencié pendant un arrêt de longue durée ?
Pas pour cause de maladie. L’inaptitude constatée par le médecin du travail, après recherche de reclassement, est la voie la plus fréquente ; la RQTH renforce les obligations de l’employeur.
Pour aller plus loin
Relieve s’en charge pour vous
Ces démarches, Relieve les prend en charge, toutes ou en partie : les courriers préparés dans l’ordre, envoyés et relancés, et chaque réponse suivie dans l’application, avec un référent dédié. Ce que comprend l’accompagnement, ses formules et son prix : nos services aux particuliers. Pour commencer, ouvrez votre dossier dans l’application Relieve : le prix est affiché avant toute saisie, et votre référent vous appelle ensuite.
Sources : ameli.fr, « Invalidité », « Arrêt de travail » ; service-public.fr, « RQTH », « AAH » ; monparcourshandicap.gouv.fr. Page à jour au 03/11/2026.
